03 janvier 2007
Bonne année 2007!
Salut toi, comment vas tu?
la crise de foi des fêtes est elle encore vivace? Moi pareil.
Bon voilà, je propose comme slogan pour cette nouvelle année:
"Mieux vaut en rire qu'en pleurer"
et j'ajoute un texte de mon cru (après la cuite)...
ça s'appelle "Les jeux sont faits", et c'est pour les sélections et les élections...
Les jeux sont faits, rien ne va plus, mesdames et messieurs… Sur des charbons ardents, la bave aux lèvres, le mors au dents, Nervosité palpable pour tous les concurrents Les portes vont s’ouvrir, tous le savent, ils piaffent, haletant Et soudain, soulèvent la poussière pour être dans les temps… Une fois l’histoire commencée, plus de retour en arrière, C’est la guerre, le pouvoir, et de nombreux adversaires… Haute pression, vitesse de croisière, avant le premier virage, Eviter toute collision pour mieux montrer son vrai visage… Bien négocier l’obstacle, c’est une question de placement, D’abord se fondre dans la masse, et jouer des coudes discrètement… Puis au plus fort de la ruée, donc à peu près à mi parcours, S’évertuer sans long discours, à huer l’élite avec la Cour… Ainsi lancé, la ligne en vue, se déclarer pour la vertu, Apte à sauver une course bien fade, un sprint final comme une parade… C’est là qu' la cravache est utile, à manier avec vigueur, Il n’y a pas de sueur futile, encore moins lorsqu’on est leader… Les derniers mètres sont les plus durs, la chute ou la consécration, Pour avoir les autres à l’usure, ne pas compter sur l’érosion… La lutte est rude et souvent perdue d’avance, gare aux subterfuges, Car seule la victoire est belle, les vaincus n’ont plus d’excuses… Les jeux sont faits, rien ne va plus, mesdames et messieurs… Da Gobleen
13 avril 2005
La chance sourie aux audacieux...
La chance sourit aux audacieux… Ouais, enfin, à ce qu’il paraît.
Et l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Ça te fait marrer ?
Les proverbes nous enseignent ce que voulaient nos pères.
Et, selon le dicton, tu trouves ton repli communautaire.
Comment nous taire, hein, face aux aveugles qui restent sourds ?
Les yeux ouverts sur la misère, si loin de leurs promesses de cour.
Lundi de Pentecôte, j’irai bosser, faut bien être conscient de sa chance,
En mesurer les conséquences, fermer sa gueule, merci d’avance…
T’as le droit de fumer, cher citoyen, mais tu devras payer ta mort,
Un petit acompte pour ton cancer, pour le public et pour le trésor…
Le devoir de mémoire passe après la déclaration d ’ impôts,
Du haut des tours d’ivoire, on se rêve jeune en lisant Rimbaud.
Qui pourrait croire une seule seconde qu’ils se soucient des peuples ?
Ils présument de leurs forces, décident sans t’en fournir les preuves.
Ce qu’a donné leur bras armé, ils le reprennent de l’autre main,
Réprimant sans prévenir tout nos instincts bêtement humains.
Retour à la nature, maison de campagne, QG de fonction,
Serrez vous donc la ceinture, car ils préparent leur prochaine ponction…
La foi, dans leur discours, n’est qu’un prétexte qui ratisse large,
Qu’ils se la gardent, leur opinion, tous nos experts en recyclage…
Qu’on s’y oppose, qu’on la partage : dans le fond, peu importe.
Le principal c’est qu’on cautionne ; et que les gens restent à leur botte.
L’état c’est toi, c’est moi, mais dans les faits c’est surtout eux.
Dans les débats, le temps de parole est pour leurs arguments boueux.
Ils ont tout fait pour nous convaincre que le jeu n’était pas pour nous,
Sursaut civique tous les cinq ans, c’est indécent, c’est du porno.
Dégoûté par leur mascarade, ils aimeraient tant qu’on soit tous fous.
Personne n’a trouvé la parade, et c’est la merde, y a pas d’autre mot.
Passage éclair dans l’hémicycle, puis ministère, fier de l’insigne,
Vue sur la rue, double vitrage, les bas étages sont trop indignes…
Ils serrent les mains, c’est un métier, bise aux grenouilles de bénitier,
La politique, c’est comme la baise, mieux vaut faire envie qu’ faire pitié…
Je n’ai qu’une voix, c’est déjà beaucoup, raison de plus pour m’en servir,
Je fais mon choix, finir au trou, pour refus de les voir faire pire…
L’espoir, un luxe de nos jours, qui manque à l’appel chaque soir…
Et au matin dans la lumière, une autre catin sur le boulevard…
Merci à tous, j’ n’oublierai pas de vous saluer du majeur,
La crise revient, jamais partie, on sourira quand viendra l’heure.
Tout est de notre faute, refrain classique, les petites gens sont trop sinistres !
Vous êtes notre hôte, monsieur le ministre, vous reprendrez bien un petit fist ?
(Da Gobleen , 12/04/2005)
06 avril 2005
Rien n'est jamais acquis.
Rien n’est jamais acquis, et rien ne dure plus que ça.
Par contre, tout semble dû aux puristes qui y croient.
Le temps me passe devant, quand je me tourne vers le passé,
J’ai l’avenir dans le dos, et le futur… Mal placé.
Je poétise de nuit, dès que le jour fuit, là où luit la lune,
Regards sur mes pas, flaque d’eau sale, le bruit de la plume.
Putain de merde, qu’est ce qu’on peut se faire chier !…
En être rendu à mieux se connaître pour apprendre à se méfier…
Duel fratricide, boîte mail vide et jet d’acide.
Des yeux brillent dans l’ombre à la recherche d’accords tacites.
Prédateurs prédicateurs éducateurs édulcorants.
Vrais acteurs médiateurs agitateurs suffocants.
Plus choquant, ça se trouve, mais pas aussi nombreux,
Conteurs qu’on paie content tant nos récits sont creux.
Ça se la raconte, l’histoire en solde de tous comptes,
Les erreurs qu’on répète pour enfin être sûr qu’on se trompe.
Putain de merde, qu’est ce qu’on peut se faire chier !...
J’en ai presque la gerbe, y a trop de Jean Marie Messier…
N’en jetez plus, la coupe est pleine, derrière, les lames s’affûtent,
Allez, remballes ta flûte, changes la en « Golden Parachute ».
Contorsion de réalité, en forme de détournement de fond.
Négociation très qualifiée, concoction de stock option.
La recette est connue, l’efficacité prime,
Pas de siège dévolu si tu ne sais pas rester « Mainstream ».
Le courant est fort, donc ne remontes pas à la source,
Laisses toi porter par le flux, ne contraries pas sa course.
P….. de m…., qu’est ce qu’on peut se faire ch… !...
Et il faudrait que je la ferme, tout ça pour être remercié ?
Trèves de balivernes, prend tes vessies et tes lanternes,
Que tourne la manivelle, les indécis ont le cœur en berne.
( Da Gobleen 07/08/2005)
05 avril 2005
Un - Zéro - Zéro - Un
Un Zéro zéro un.
Zéro un un un zéro un.
Avec ou contre nous? Hein?
Choisis ton camp ! Le oui ou le non?
Noir ou blanc ? zéro ou un ? Tu parles d’une seule voix…
Cochez la case correspondant à votre choix.
Zéro un un zéro zéro un zéro. Un.
Manichéisme, quand tu nous tiens...
Halte aux nuances sonores, que chacun contrôle ses nerfs…
Un. Zéro. Appuies sur la case rouge.
Choisis une activité. Choisis un jeu.
Recommences. Noir ou blanc ?
Avec ou sans. Zéro un. Un zéro.
Pas d’alternatives, juste nos prérogatives,
Ça tourne en boucle sur nos rotatives.
Entourez la mention choisie. Trop facile…
Un un un un un un zéro un.
Zéro zéro zéro zéro zéro zéro un zéro.
Fiche perforée selon vos préférences. Super.
Joker? Ok, mais sachez que c’est plus cher.
Le prix en gros ou le prix au détail ?
Hauteur de garrot pour la vie du bétail…
Zéro. Un .
Pas de commentaires, ce n’est pas un documentaire,
Mais des questions élémentaires pour justifier les mensonges.
Nécessaire, Hein ? Zéro.
Zéro, hein ?...
Oui et non, quoique…
Le mot compte peu, ta voix fois deux.
Zéro zéro zéro zéro zéro zéro…
Démarrez, arrêtez le système.
Le manichéisme comme seul choix me fait l’effet d’une clystère.
Zéro un zéro un alinéa trois.
C’est au stylo à bille que l’on reporte sa croix.
Privé de dissertes, pour simplifier le débat.
Questions à choix réduits, on ne fait plus dans le détail.
Zéro.
FATAL ERROR…
CONTACT YOUR ADMINISTRATOR…
Da Gobleen (05/04/2005)
04 avril 2005
SOLDATS DE PAPIER
CE TEXTE A ETE ECRIT POUR LE TOURNOI SLAM DE LA FONDERIE FIN 2004, LE THEME ETAIT "SOLDATS DE PAPIER". WWW.POPOFART.COM
JE LE DEDIE A L'AUTRE.
Soldats!
Vous arrivez aujourd'hui au terme de votre formation au sein de notre académie. Ces derniers temps passés ici ont été éprouvants pour les nerfs et les organismes... vous avez appris à endurer la hiérarchie, la discipline la plus stricte, et surtout, vous avez appris a vous supporter les uns les autres.
Malgré des moments de doutes, les jours sombres et les humiliations les plus variées, vous avez su vous montrer plus forts que notre volonté de vous détruire, de vous écraser, et c'est pourtant notre métier, et même notre passion.
Voilà pourquoi je suis fier de vous, soldats. Vous voici désormais prêts à prouver la valeur de cette académie, si souvent décriée par ailleurs. Je compte sur vous pour amplifier cette réputation si peu flatteuse, car elle est la garantie de sa longévité...
Que chacun d'entre vous soit la lame que l'on remue dans les viscères pour touiller le suc gastrique, la balle perforant l'aorte dans une giclée vermillon, l'étreinte sincère et cordiale des mains serrées sur un cou aux stigmates violacés...
Je vous envie, soldats... Mon rôle est désormais de rester en retrait du front, bon gré mal gré. Mais soyez sûrs que je serai avec vous à chaque pas que vous ferez,vous sentirez mon souffle sur vos nuques jusque dans votre sommeil. Ne me décevez pas, soldats, c'est dans votre intérêt.
Vous savez tous combien je peux être blessant parfois... Cruel même, lorsque la situation l'exige. Et je sais très bien que certains d'entre vous m'en veulent à mort...
Tant mieux! Personne ici n' accepterai d'être commandé par quelqu'un de sympa.
Je ne serai jamais un bon souvenir pour vous, soldats, mais vous comprendrez au combat pourquoi je resterai un souvenir utile, vital même.
Haissez moi, car c'est pour vous une question de survie, je ne suis qu'un exemple du mal nécessaire. Ce qui vous attend demain est le début de votre vie sans moi. par conséquent, demain peut être, vous mourrez. Soyez tous prêt à le faire avec le sourire.
Car demain, soldats, vous devrez prouver au monde votre adhésion à notre cause. vous êtes ici parce que vous avez décidé en votre âme et conscience, de consacrer votre vie à la défense de nos valeurs, de nos principes et de nos intérêts.
j'ose espérer que vous vous montrerez dignes de tout ce que cela représente.
Soldats!
demain dès l'aube, vous serez lâchés sur des terrains hostiles, quadrillés ou non.
Chaque bataille est comme une page vierge, donc tenez vous à carreau, je ne veux pas de bavures. Faites moi un carton net, propre, sans boulettes. tout devra être plié le plus rapidement possible.
ATTENTION !
je ne vous cache pas que vos chances de réussite sont minces, de l'épaisseur d'une feuille de papier. Bien entendu, si vous étiez pris, nous nierions tout contact de quelque nature que ce soit avec vous. nous ne voulons pas que notre image publique soit écornée par vos erreurs, si prévisibles soient elles...
Cultivez la discrétion, c'est votre meilleure alliée, votre seule alliée. Adorez l'anonymat, appréciez en chaque jour le confort tranquille. Surtout n'essayez pas de surpasser vos prédécesseurs, vous iriez seul à l'abattoir, au bout du rouleau...
N'oubliez pas, soldats, que j'ai mis le couvert à tous ceux qui aujourd'hui encore, me chient dans les bottes. Ceux là même qui me les ciraient avec application, à leurs débuts...
Voilà, vous savez tout, et l'heure est venue... C'est notre dernier soir ensemble, donc je ne veux pas en voir un seul déchiré demain matin...
vous pourrez vous la découper lorsque vous aurez fait vos preuves, pas avant.
Rompez!
21 mars 2005
Sarbacane et postillons
Ouais ouais ouais, c’est hyper la fête !
Une bonne soirée avec des tas de poètes !
On s’ éclate vraiment comme des fous !
On s’épate, et on boit comme des trous !
Yo yo yo, c’est trop le ghetto !
On rappe nos textes à la scie à métaux !
Hardcore ! ça veut dire « noyau dur » !
Pour nous calmer, il faut v’là le bromure !
Hum hum hum, mais quelle finesse !
Vos sonorités me mettent le coeur en liesse!
Si vos paraboles restaient si bien tournées,
Peut être vous supporterai je une pleine journée !
Clap clap clap, le public est aux anges !
Superbe écharpe, t’as travaillé ta frange !
Personne ne te juge, tant qu’on ne te connaît pas,
Tu vois, on respecte grave ceux qui font le premier pas !
Ha ha ha, J’adore tes blagues !
Un peu d’humour, et un bon plan drague !
Par contre, tu devrais aussi pousser la fonte,
Si tu veux te foutre à poil sans avoir la honte !
Bouh hou hou, arrêtez la provoc’ !
C ’ est pas des choses à dire, ici c’est un colloque !
On s’entend bien, mais personne ne s’écoute,
Y a rien qui choque ceux qui n’ont plus de doutes !
Chut chut chut, un peu de silence au bar !
Tout le monde n’a pas le talent de maître Audiard…
Mais la démarche est courageuse, donc s’il vous plaît,
Chuchotez trente secondes pour la fin du couplet…
Blah blah blah, Guili guili guili,
Glou glou glou, Hi hi hi hi hi!
Beaucoup de bavardage, assumes la position,
Slam, sarbacane et postillons !
Da Gobleen (21/03/2005)











