politicien

La chance sourit aux audacieux… Ouais, enfin, à ce qu’il paraît.

Et l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Ça te fait marrer ?

Les proverbes nous enseignent ce que voulaient nos pères.

Et, selon le dicton, tu trouves ton repli communautaire.

Comment nous taire, hein, face aux aveugles qui restent sourds ?

  Les yeux ouverts sur la misère, si loin de leurs promesses de cour.

Lundi de Pentecôte, j’irai bosser, faut bien être conscient de sa chance,

En mesurer les conséquences, fermer sa gueule, merci d’avance…

T’as le droit de fumer, cher citoyen, mais tu devras payer ta mort,

  Un petit acompte pour ton cancer, pour le public et pour le trésor…

Le devoir de mémoire passe après la déclaration d ’ impôts,

  Du haut des tours d’ivoire, on se rêve jeune en lisant Rimbaud.

Qui pourrait croire une seule seconde qu’ils se soucient des peuples ?

  Ils présument de leurs forces, décident sans t’en fournir les preuves.

Ce qu’a donné leur bras armé, ils le reprennent de l’autre main,

  Réprimant sans prévenir tout nos instincts bêtement humains.

Retour à la nature, maison de campagne, QG de fonction,

Serrez vous donc la ceinture, car ils préparent leur prochaine ponction…

La foi, dans leur discours, n’est qu’un prétexte qui ratisse large,

  Qu’ils se la gardent, leur opinion, tous nos experts en recyclage…

Qu’on s’y oppose, qu’on la partage : dans le fond, peu importe.

Le principal c’est qu’on cautionne ; et que les gens restent à leur botte.

L’état c’est toi, c’est moi, mais dans les faits c’est surtout eux.

Dans les débats, le temps de parole est pour leurs arguments boueux.

Ils ont tout fait pour nous convaincre que le jeu n’était pas pour nous,

Sursaut civique tous les cinq ans, c’est indécent, c’est du porno.

Dégoûté par leur mascarade, ils aimeraient tant qu’on soit tous fous.

Personne n’a trouvé la parade, et c’est la merde, y a pas d’autre mot.

Passage éclair dans l’hémicycle, puis ministère, fier de l’insigne,

Vue sur la rue, double vitrage, les bas étages sont trop indignes…

Ils serrent les mains, c’est un métier, bise aux grenouilles de bénitier,

La politique, c’est comme la baise, mieux vaut faire envie qu’ faire pitié…

Je n’ai qu’une voix, c’est déjà beaucoup, raison de plus pour m’en servir,

Je fais mon choix, finir au trou, pour refus de les voir faire pire…

L’espoir, un luxe de nos jours, qui manque à l’appel chaque soir…

Et au matin dans la lumière, une autre catin sur le boulevard…

Merci à tous, j’ n’oublierai pas de vous saluer du majeur,

  La crise revient, jamais partie, on sourira quand viendra l’heure.

Tout est de notre faute, refrain classique, les petites gens sont trop sinistres !

Vous êtes notre hôte, monsieur le ministre, vous reprendrez bien un petit fist ?

                                                                                                      (Da Gobleen , 12/04/2005)